Municipales : l’écologie à l’épreuve des territoires
Rapports
Résumé :
L’écologie occupe une place paradoxale dans le débat municipal. Si ses objectifs font l’objet d’un large soutien dans l’opinion, sa traduction politique et programmatique demeure incertaine et souvent perçue comme délicate à porter localement.
Cette étude montre que, loin d’un recul des préoccupations écologiques, les Français portent un regard globalement positif sur l’action environnementale de leurs municipalités, tout en estimant que cette action n’est pas encore à la hauteur des défis liés à la réduction des pollutions, à l’adaptation au changement climatique et à la protection des ressources.
Dans les attentes exprimées par les citoyens, les enjeux environnementaux traversent désormais les principaux champs de l’action municipale. Sécurité, santé, pouvoir d’achat, attractivité économique ou qualité de vie sont de plus en plus pensés en lien avec les questions écologiques. Se dessine ainsi une demande forte pour une écologie pragmatique et transversale, envisagée non pas comme une politique sectorielle, mais comme un levier de protection du quotidien, de développement économique local et de cohésion sociale. Ces attentes demeurent toutefois profondément territorialisées : priorités et sources de préoccupation varient fortement selon la taille des communes, les contextes locaux et l’exposition différenciée aux risques environnementaux.
Dans cette perspective, l’étude identifie plusieurs pistes stratégiques pour construire une écologie municipale à la fois crédible, acceptable et durable. Elle insiste notamment sur l’importance des conditions de financement et de cohérence de l’action publique, déterminantes pour l’adhésion citoyenne, et invite à dépasser les lectures strictement électorales de l’écologie afin d’en faire un socle partagé de l’action municipale.
Cette étude repose sur une enquête réalisée en partenariat avec l’institut Dynata, auprès d’un échantillon de 2 000 Français représentatif de la population nationale selon les critères d’âge, de sexe, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence. Elle adopte une démarche empirique et territorialisée, attentive aux perceptions, aux expériences vécues et aux conditions concrètes d’acceptabilité de l’action environnementale locale.
Réconcilier agriculture, alimentation et biodiversité : cahier de recommandations à destination des intercommunalités

Guides & Outils
Résumé :
Dans un contexte nécessaire de transition écologique, Terres en villes a conduit une étude approfondie sur les synergies possibles entre agriculture et préservation de la biodiversité à travers l’action des politiques publiques locales. Les EPCI, acteurs clés de cette mutation, disposent de leviers indirects pour pallier l’absence de compétence juridique explicite en matière de biodiversité et contribuer efficacement à cette dynamique. Leur rôle se manifeste par une montée en puissance de l’approche transversale, intégrant l’aménagement du territoire, l’agriculture, la stratégie foncière, la gestion environnementale et la préservation de la ressource en eau au sein d’une vision cohérente et intégrée.
Six intercommunalités du réseau Terres en villes ont été étudiées pour identifier les meilleures pratiques favorisant la synergie entre agriculture et biodiversité. L’analyse a mis en avant les leviers essentiels à la réussite de projets conjuguant ces deux ambitions, tout en soulignant les principaux obstacles rencontrés, tels que le manque de ressources humaines et financières, les contraintes réglementaires ou d’autres freins structurels. Ce travail dresse ainsi un panorama concret des conditions nécessaires à l’émergence et à la pérennisation d’initiatives locales innovantes. Les territoires choisis, variés par leur statut et leur fonctionnement, partagent tous le label « Territoires engagés pour la Nature », signe d’un engagement fort pour la biodiversité. Cette diversité a permis de comparer des structures institutionnellement proches mais aux ressources, capacités d’action et stratégies politiques différentes, offrant ainsi un éclairage précieux sur la pluralité des dynamiques territoriales en matière de transition écologique.
Dans le cadre de cette analyse, 14 recommandations concrètes ont été formulées pour renforcer l’articulation entre agriculture, alimentation et biodiversité, en s’appuyant notamment sur des dispositifs de planification tels que les Projets Alimentaires Territoriaux, les Plans Climat (PCAET) ou encore les politiques de l’eau. Ces recommandations s’organisent en trois grandes catégories :
- générales, portant sur les principes directeurs et l’intégration transversale des enjeux agriculture et biodiversité ;
- organisationnelles, visant à adapter les modes de gouvernance et de coopération entre acteurs ;
- opérationnelles, proposant des actions concrètes à mettre en œuvre sur les territoires.
Par ailleurs, ces préconisations soulignent l’importance de mobiliser des outils financiers, fonciers et d’évaluation à la disposition des EPCI, qui bénéficient d’une certaine autonomie dans leur mise en œuvre, même si tous ne disposent pas du même cadre réglementaire ou de la même reconnaissance institutionnelle.
Devenir maire dans un monde qui se réchauffe - la check list de début de mandat
Dossiers & Articles
Résumé :
Le niveau local dispose de très nombreux leviers d’adaptation aux impacts du changement climatique. Après des années marquées par la répétition d’évènements climatiques – vagues de chaleurs, épisodes de précipitations intenses, feux de forêt, sécheresses, etc. – qui touchent directement les habitants, les entreprises et les finances des collectivités, il est plus que temps de les actionner.
Le début des nouveaux mandats communaux et intercommunaux constitue un moment crucial pour passer à l’action. I4CE a publié le 13 mars une méthodologie pour permettre aux nouvelles équipes de construire, au niveau de leur collectivité, une programmation pluriannuelle des investissements alignée avec les objectifs climat, et notamment les objectifs d’adaptation au changement climatique. Mais, s’il est nécessaire d’investir pour s’adapter, l’investissement ne fera pas tout et surtout il se prépare. I4CE identifie pour cela trois prérequis auxquels les nouveaux exécutifs doivent s’atteler dans les tous prochains mois.
Saisir les enjeux environnementaux par les territoires
Rapport
Résumé :
Depuis des décennies, les enjeux environnementaux se sont imposés comme un objet central de recherche en sciences sociales, au rythme de leur montée en puissance dans les sphères politique, médiatique et institutionnelle. En France, les travaux portant sur les perceptions citoyennes de l’environnement se sont multipliés, nourris par un ensemble d’enquêtes régulières menées par des institutions de référence : le baromètre de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) sur les représentations sociales de l’environnement, les vagues annuelles du baromètre de la confiance politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) ou encore les rapports du Commissariat général au développement durable (CGDD). Ces travaux documentent finement les niveaux d’adhésion au diagnostic climatique, les comportements écoresponsables, ainsi que les attentes exprimées à l’égard de l’action publique.
Pourtant, malgré la richesse et la continuité de ces données, une limite subsiste : pour beaucoup d’entre elles, ces enquêtes tendent à appréhender l’opinion publique comme un ensemble homogène ou à privilégier l’analyse selon des variables sociodémographiques classiques, bien que fondamentales, telles que l’âge, le genre, le niveau de diplôme ou la proximité partisane. La dimension territoriale, pourtant décisive dans la structuration des modes de vie et des rapports à l’environnement, y est encore rarement mobilisée comme facteur explicatif à part entière.
Cet angle mort est d’autant plus problématique que la société française est aujourd’hui traversée par des fractures territoriales majeures qui influencent les représentations, les pratiques et les attentes en matière d’environnement. La crise des Gilets jaunes en a révélé toute l’acuité : née en périphérie des grands centres urbains, la mobilisation exprimait le rejet d’une écologie perçue comme imposée « d’en haut », déconnectée des contraintes et des modes de vie des zones rurales et périurbaines. Ce rejet ne traduisait pas une opposition de principe à la transition écologique, mais une dénonciation de son application uniforme, inégalement répartie, socialement et spatialement injuste.
Or la transition écologique ne saurait réussir sans prendre appui sur une géographie des ressentis qui reconnaisse la pluralité des vécus territoriaux4. Ce qui fait sens en centre-ville – « sortir de la voiture », « consommer local »… – ne s’applique pas de la même manière dans les campagnes, où les alternatives sont limitées et où d’autres priorités (emploi, accès aux services, préservation des traditions ou du cadre de vie…) structurent les rapports à l’environnement. Il devient donc impératif de penser les perceptions environnementales à partir des territoires non comme de simples découpages administratifs mais comme des milieux de vie, traversés par des pratiques, des imaginaires et des récits politiques différenciés.
C’est à partir de cette conviction que s’inscrit la présente étude. Elle se donne pour ambition d’explorer un ensemble de questions devenues centrales dans le débat public. Dans quelle mesure peut-on identifier des clivages territoriaux dans le rapport des Français aux enjeux environnementaux ? Assiste-t-on réellement à une opposition entre une population urbaine, globalement favorable à la mise en oeuvre de politiques écologiques ambitieuses, et une population rurale, pour qui l’écologie, dans ses différentes formes, apparaît davantage comme une source de contraintes que de solutions ? Par ailleurs, existe-il une diversité de perceptions en fonction de la nature même des politiques environnementales mises en œuvre dans les territoires ? Et, enfin, quel rôle les citoyens attribuent-ils aux territoires dans la conception et la conduite des politiques écologiques ?
En interrogeant la place des territoires dans la compréhension des perceptions environnementales, cette étude entend contribuer à une lecture plus ancrée des rapports qu’entretiennent les citoyens à l’écologie. Elle propose ainsi de dépasser les approches globalisantes pour replacer les vécus territoriaux au cœur de l’analyse, condition nécessaire à une transition écologique juste, comprise et partagée.
Transition écologique : cinq années d’enseignements
Rapport
Résumé :
Depuis 5 ans, La Fabrique des Transitions a rassemblé plus de 500 organisations au sein de son alliance et accompagné plus de 140 territoires. Grâce à son ingénierie tierce de coopération au service des transformations territoriales, elle a outillé les acteurs locaux pour piloter des processus démocratiques de conduite de changement. À partir de cet ancrage terrain et avec une lecture systémique, la Fabrique des transitions a produit des enseignements issus de ses dispositifs, observé des freins et les leviers et identifié des perspectives pour passer à l’échelle.
Cette publication est la seconde de 4 volets :
Comment mobiliser l’achat public au service de la sobriété
Rapport
Résumé :
Face à l’exigence de rationalisation des dépenses publiques et à l’urgence écologique, la sobriété dans l’achat public est autant une contrainte réglementaire qu’un levier d’action pertinent pour les collectivités. Certaines ne s’y trompent pas et proposent un portage politique résolu s’inscrivant dans une politique de transition écologique transversale que la présente fiche entend bien valoriser.
Lorsqu’elle s’insère dans une démarche de long-terme qui mobilise l’écosystème socio-économique local, la commande publique sobre est un véritable instrument de l’action publique environnementale, au service d’une démarche de développement local juste et respectueuse des limites planétaires.
Dans cette publication, le Réseau Sobriété partage les bonnes pratiques pour mobiliser la commande publique au service de la sobriété, avec pour objectif de nourrir les réflexions et de convaincre de s’engager dans une démarche d’achat public sobre sur le long terme.
Cette publication présente :
- le contexte : les acteurs publics au défi de la durabilité
- les enjeux : mettre la commande publique au service de la sobriété
- les bonnes pratiques : commande publique sobre : 7 points clés pour aider à se lancer
Climat, crises : transformer nos territoires
Ressources
Résumé :
Rendre chaque territoire résilient – c’est-à-dire le transformer, pour anticiper les crises et mieux les affronter – doit devenir un objectif prioritaire des responsables politiques locaux. Le réchauffement climatique global dépassera probablement 1,5 °C dès 2050, et la dérive climatique menace l’ensemble de nos concitoyens. L’effort nécessaire à la transition énergétique et écologique est immense, mais l’inaction déboucherait sur des risques bien plus grands encore. Cet effort collectif offre de nouveaux chemins pour renouveler les liens sociaux. Les élus locaux doivent sans attendre lancer les chantiers de la transformation
C’est pour les accompagner dans leur réflexion et dans leur passage à l’action que le Shift Project publie ce rapport qui porte sur les spécificités de six catégories de territoires en matière de résilience climatique : Villes, Campagnes, Métropoles, Montagnes, Littoraux et Outre-mer.
Anticiper la crise et prévenir les risques
Ressources
Résumé :
La loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels, dite loi Matras, rend obligatoire pour toutes les intercommunalités dont une commune au moins doit disposer d’un plan communal de sauvegarde (PCS), de réaliser un plan intercommunal de sauvegarde (PICS). Ainsi, environ 1 100 intercommunalités devront disposer d’un PICS en novembre 2026. Ce document prépare la solidarité entre intercommunalité et communes membres lors de la crise et anticipe la gestion de crise concernant les compétences et équipements propres de l’intercommunalité.
La participation à la gestion de crise n’est pas nouvelle pour les intercommunalités. Si elles ont vu leur rôle affirmé en 2021, la loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile leur permettait déjà d’intervenir en appui aux communes pour la gestion de crise et de formaliser un plan intercommunal de sauvegarde. C’est ainsi que par exemple Caux Seine Agglo et le Havre Seine Métropole sont impliquées de longue date.
Mise en réseau des acteurs intervenant lors des crises, information aux habitants, organisation d’exercices pour éprouver les organisations et modalités d’action anticipées dans le PICS, les intercommunalités sont appelées à faire de la préparation à la gestion de crise une politique vivante et en constante adaptation pour répondre au risque, dont on sait aujourd’hui qu’il évoluera encore. Aménagement du territoire, Gemapi, gestion des réseaux relevant de leurs compétences et potentiellement impactés par la crise, si les intercommunalités ne peuvent pas écarter tout risque de leur territoire, elles disposent néanmoins de nombreux leviers pour le réduire.
Cette étude expose d’une part les principales obligations des intercommunalités en matière de prévention des risques et de préparation à la gestion de crise, et d’autre part les solutions mais aussi les points de vigilance identifiés par les nombreuses intercommunalités qui ont contribué à ces travaux.
Défis environnementaux : Les territoires en première ligne
Ressources
Résumé :
Le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité transforment déjà nos territoires. Les collectivités territoriales ont un rôle déterminant à jouer pour anticiper, atténuer et s’adapter à ces bouleversements.
Une série de 7 vidéos courtes a été conçue comme un outil simple et accessible à diffuser largement : auprès des collègues, des élus et des partenaires afin de partager un socle commun.
Elle permet de poser les fondamentaux sur le climat, la biodiversité et les trajectoires à venir. Elle éclaire sur les impacts concrets sur les territoires et le rôle clé des collectivités. Elle présente les leviers d’atténuation, d’adaptation et les solutions fondées sur la nature.
Le programme a été conçu avec des agents de la fonction publique territoriale, des expert.e.s, des chercheurs et grâce à nos partenaires le CNRS, ADEME, UCIN, The Shift Project, l’ADT INET, Le Museum d’Histoire Naturelle.
Dans le cadre de Solutions Transitions, IdealCo vous ouvre gratuitement l’accès à ces ressources. Il vous suffit juste de vous enregistrer en créant un compte sur la plateforme d’IdealCo.
Au programme :
01 – Partir sur de bonnes bases – le climat et son dérèglement
02 – Partir sur de bonnes bases – qu’est-ce que la biodiversité
03 – Où va-t-on ? Que nous disent les rapport du GIEC ?
04 – Le rôle crucial des collectivités territoriales
05 – Territorialisation des enjeux – quels impacts pour nos territoires ?
06 – Solutions Fondées sur la Nature, de quoi parle-t-on ?
07 – Les solutions d’adaptation & d’atténuation
Manger sain, bio et durable : pour sa cuisine centrale, Tours joue la carte de l’excellence
Articles
Résumé :
Cet article vous est offert par la Gazette des Communes dans le cadre d’un partenariat avec Le Lierre pour Solutions Transitions. En voici ci-dessous les premières lignes, et retrouvez-en l’intégralité sur le site de la Gazette. Bonne lecture !
Tours s’offre une nouvelle cuisine centrale à la pointe de l’innovation technologique et écologique. A la mesure de la politique alimentaire de la ville. Parcours pédagogique, fruits et légumes bios, viandes Label Rouge et 200 tonnes de barquettes en moins dans les poubelles chaque année.
