L’encadrement des loyers, ça marche. Et après 2026 ?

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Bordeaux, Lyon, Lille … La plupart des collectivités qui, depuis 2019, appliquent l’encadrement des loyers réclament la pérennisation de ce dispositif expérimental au-delà de septembre 2026, date prévue de son extinction. Et ce, dans une version expurgée des freins à son efficacité, tels ces « compléments de loyers » abusifs pratiqués par des bailleurs peu scrupuleux.

23 % d’annonces non conformes à Lille en 2023, contre 30 % en 2020 : le constat est clair, le dispositif fonctionne. Dans les zones tendues, où les habitants ont de plus en plus de mal à se loger, les collectivités territoriales qui expérimentent l’encadrement des loyers sont unanimes à demander sa pérennisation. Une proposition de loi en ce sens vient d’être adoptée en commission, à l’Assemblée nationale.

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« Municipales 2026 : sans exemplarité ni égalité, pas de démocratie locale »

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Dans cette tribune, Fiona Texeire, initiatrice du #MeTooPolitique et cofondatrice de l’Observatoire des VSS en politique, appelle à faire des élections municipales un moment d’exigence démocratique : les violences sexistes et sexuelles et les inégalités d’accès au pouvoir ne peuvent plus être ignorées. Exemplarité des candidat·es, partage réel des responsabilités et programmes ambitieux pour les droits des femmes doivent devenir des critères décisifs du scrutin, selon elle.

Dans quelques semaines, nous élirons nos équipes municipales. Ce scrutin est souvent présenté comme celui du « quotidien », de la proximité, du concret. Qu’y a-t-il de plus concret que le droit de vivre et travailler sans violence, d’accéder à ses droits, de participer aux décisions qui concernent sa commune ? Pourtant, au niveau local, les violences sexistes et sexuelles demeurent massives et compromettent cette promesse républicaine. Les inégalités structurent encore l’accès au pouvoir. Un chemin vers des municipales idéales existe, il repose sur  trois exigences politiques claires.

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Stratégie nationale bas carbone : les collectivités au cœur de la saison 3

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Le projet de troisième stratégie nationale bas carbone conforte les territoires dans leur position de chefs de file de la lutte contre le réchauffement. Les actions qu’ils devront engager structureront l’action publique locale.

Avec la publication du projet de troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), on entre véritablement dans le dur de la décarbonation. Pesant plusieurs centaines de pages, cette planification vise, en effet, à ce que la France atteigne les nouveaux objectifs européens d’abattement des émissions de à gaz à effet de serre : -50% entre 1990 et 2030 et, surtout, -90% entre 1990 et 2040. Pareil changement de paradigme nous oblige, collectivement, à réduire de 5% par an notre contribution au réchauffement, rythme inédit dans la durée.

Logiquement, chaque secteur se voit affecter un but, chaque acteur est prié d’embarquer dans la transition énergétique. Les collectivités n’ont pas attendu la SNBC 3 pour s’engager. La loi Royal sur la transition écologique pour la croissance verte, les a bombardées (région en tête !) cheffes de file en matière de climat, air, énergie. Position confortée par le projet de stratégie nationale.

Ses rédacteurs rappellent d’ailleurs que « 25% des leviers d’action de la planification écologique nécessaires pour réduire de moitié nos émissions brutes entre 1990 et 2030 » sont entre les mains des collectivités. Et elles devront les actionner.

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Pierre Leroy : « Nous pouvons développer dans les zones rurales des solutions pour répondre aux crises écologiques et démocratiques »

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Militant de longue date, Pierre Leroy est président du Pays Grand Briançonnais, le pôle d’équilibre territorial et rural du Briançonnais, des Écrins, du Guillestrois et du Queyras, et vice-président au sein de la communauté de communes du Briançonnais dans les Hautes-Alpes. Il est aussi conseiller du Cerema. Il a été maire pendant douze ans de Puy-Saint-André, un village situé à 1 600 mètres d’altitude.

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Le backlash écologique n’existe pas chez les élus locaux, selon le Shift project

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Près de 3000 élus locaux ont participé à la grande consultation lancée par The Shift Project, à l’occasion des élections municipales. Les résultats montrent un engagement toujours plus grand des élus de terrain à s’engager dans la transition écologique, à l’opposé des élus parlementaires.

Voilà des chiffres qui vont redonner du cœur à l’ouvrage à tous ceux qui œuvrent concrètement à la transition énergétique dans les territoires. Ces données proviennent de la grande consultation des maires lancée par le think tank The shift project. Initiée fin 2025, elle vient de livrer ses résultats ce jeudi 12 février 2026, basés sur les réponses de près de 3000 élus municipaux –  dont 1000 maires – à un questionnaire, auxquelles s’ajoutent 110 entretiens semi-directifs d’environ 1h réalisés en physique ou par téléphone, entre juillet et septembre 2025.

Premier constat : il existe un très fort décalage entre les préoccupations, d’un côté, des élus nationaux, lancés dans une instrumentation politique de l’énergie au Parlement, et de l’autre, des élus locaux qui sont engagés concrètement dans la transition écologique et souhaitent continuer à avancer.

« Le backlash écologique n’existe pas chez les élus locaux », explique Emma Stocking, cheffe de projet de cette grande consultation. Les élus municipaux sont en effet massivement préoccupés par le changement climatique (87 % des répondants), et par notre forte dépendance aux énergies fossiles (70 % des répondants).

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Municipales : le jour d’après la victoire (pour ne pas la gâcher d’emblée)

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Le temps de la campagne conduit les aspirants et leurs équipes à se focaliser sur des exercices – le programme et la stratégie électorale – qui ne suffisent pas à assurer les fondements politiques et fonctionnels pour des premières semaines de mandat réussies.

A la faveur de de la montée en puissance des préoccupations écologiques, d’un sursaut du peuple de gauche, de figures tutélaires qui ne se représentent pas ou génèrent un fort rejet, de nouvelles équipes municipales pourraient accéder au pouvoir dans des villes et des agglomérations importantes en mars prochain.

Ce renouvellement, démocratiquement normal et sain, n’est pas anodin – a fortiori quand il interviendra dans des villes peu habituées à l’alternance, avec des nouveaux élus qui ne sont pas rompues à l’exercice du pouvoir municipal ou métropolitain et des administrations qui ont été en partie façonnées par plusieurs décennies au service d’un seul homme ou d’un seul parti.

Le temps de la campagne conduit les aspirants et leurs équipes à se focaliser sur des exercices – le programme et la stratégie électorale – qui ne suffisent pas à assurer les fondements politiques et fonctionnels pour des premières semaines de mandat réussies.

Or ces premières semaines comptent beaucoup, tant pour démontrer la cohérence entre programme et exercice du pouvoir, que pour créer les conditions d’un fonctionnement sain et efficace de la collectivité, à tous les niveaux et sans confusion entre prérogatives politiques et administratives.

C’est d’autant plus vrai que les programmes – pour ce que l’on en aperçoit à ce stade – se veulent souvent porteurs d’une certaine radicalité. C’est sans doute autant lié au besoin de différenciation “sur le fond”, dans une élection incertaine et disputée, qu’à une conscience plus grande de l’urgence écologique.

Beaucoup de candidats veulent engager et accompagner une véritable métamorphose de leur territoire et des politiques publiques qui y sont conduites. C’est indispensable et, à bien des égards, tardif : les changements écologiques en cours sont massifs et auront des conséquences radicales sur l’ensemble des politiques publiques.

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Diagnostic 360° : Accélérateur de résilience pour les collectivités territoriales

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Résumé : 

Face à des crises multiples et à des modèles de développement dépassés, les élus locaux manquent de visibilité pour proposer des projets d’avenir.

La résilience territoriale offre un cadre puissant pour relier urgences sociales, transition écologique et gestion des crises, mais elle reste trop souvent abstraite.

Le Diagnostic 360°de la résilience territoriale (Diag360) transforme ce concept en un outil concret, accessible et opérationnel, pour aider toutes les collectivités à identifier leurs enjeux-clés de résilience territoriale et à passer à l’action.

Pourquoi le Diag360 ?

Démocratiser et diffuser la résilience territoriale

Démocratiser la résilience, c’est en proposer une pédagogie claire et structurée : 

  • une définition concrète et partagée, 
  • une entrée par 11 besoins humains fondamentaux,
  • une organisation autour de trois objectifs de résilience, 
  • une distinction entre 

Le Diag360 a pour ambition de rendre la résilience territoriale concrète, lisible et directement opérationnelle pour l’ensemble des collectivités locales, grâce à une approche rigoureuse, accessible et didactique.

Démocratiser, c’est aussi rendre accessible : dans cette logique, le Diag360 est mis gratuitement à disposition des collectivités territoriales.

Outiller pour accélérer l’action publique

Le Diag360 est un outil de diagnostic simple et rigoureux pour construire une vision globale de la résilience, structurer le débat et passer rapidement à l’action.

Le diagnostic produit distingue les forces et les vulnérabilités du territoire, met en évidence les interdépendances entre enjeux sociaux, environnementaux, économiques et institutionnels.

Il constitue ainsi un support de mise en débat et de mobilisation collective, favorisant le décloisonnement de l’action publique, l’objectivation des débats et l’appropriation partagée des constats 

Le Diag360 devient alors un outil d’aide à la décision à destination des décideurs publics locaux : il apporte une nouvelle grille de lecture pour aborder les choix structurants du territoire, il contribue efficacement aux diagnostics en amont des démarches de planification et d’investissement (projet de mandat, PCAET, PiCS, PPI, etc.), il fait émerger un récit commun et cohérent et facilite ainsi l’adhésion aux stratégies publiques.

Il offre une interface pédagogique, afin de rendre le diagnostic accessible, compréhensible et directement actionnable par les acteurs territoriaux.

Pour qui ?

Le Diag360 est conçu à destination des collectivités territoriales et des professionnels qui les accompagnent (cabinets de conseil, bureaux d’étude, agences publiques, associations d’élus…).

L’accès à l’outil et à ses résultats est soumis à des conditions d’usage différenciées selon la qualité de l’utilisateur et la finalité de l’usage.

Le Diag360 s’applique pour l’heure à l’échelle de l’intercommunalité (EPCI), considérée comme l’échelon pertinent pour appréhender les enjeux de résilience à l’échelle des bassins de vie. Cette échelle permet de mobiliser des compétences structurantes (eau, déchets, mobilité, habitat, développement économique…) et les principaux documents de planification (PLH, PLUi, PCAET, PiCS, etc.).

Par qui ?

Le Diag360 a été conçu par une équipe associative composée de Frédéric Haas et des cabinets Espelia et Phoenix Conseil. Il a été testé auprès de 5 collectivités partenaires avec le soutien de la Banque des Territoires.

 

Comment fonctionne le Diag360 ?

Le Diag360 est construit à partir d’environ 150 indicateurs objectifs et factuels, permettant d’établir rapidement un état des lieux de la résilience du territoire.

Ces indicateurs sont issus de données ouvertes et complétés par des informations collectées auprès de la collectivité. Le Diag180 utilise uniquement les données ouvertes, tandis que le Diag360 intègre également les réponses de la collectivité.

Il est structuré selon 11 besoins humains fondamentaux, matériels et immatériels, répartis en trois catégories :

  • Besoins Vitaux : eau, alimentation, logement, santé, sécurité
  • Besoins Essentiels : éducation, vie sociale, lien à la nature
  • Besoins Induits : économie locale, énergie, mobilité

Les indicateurs sélectionnés répondent à un ou plusieurs objectifs de résilience :

  • Subsistance : répondre aux besoins aujourd’hui
  • Gestion de crise : maintenir les services en situation dégradée
  • Soutenabilité : assurer les besoins dans le respect des limites planétaires

Cette approche s’inspire de la Théorie du Donut de Kate Raworth : garantir un plancher social tout en respectant les plafonds écologiques.

Chaque indicateur est également classé selon son type :

  • Indicateurs d’état : fonction des caractéristiques intrinsèques du territoire
  • Indicateurs d’action : résultante d’actions territoriales passées et présentes

Chaque valeur brute est transformée en un score de 0 à 100 grâce à un système de bornes, permettant de comparer les territoires entre eux.

Les scores sont ensuite agrégés pour générer des profils de résilience par besoin, par objectif et par type d’indicateur.

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En finir enfin avec les idées fausses sur l’aménagement du territoire

Résumé : 

Retrouvez ici la retranscription de l’interview de Martin Vanier pour le magazine ZEPROS territorial n°49 (février-mars 2026).

INTERVIEW • MARTIN VANIER, GÉOGRAPHE ET SPÉCIALISTE DES TRANSFORMATIONS TERRITORIALES

En finir enfin avec les idées fausses sur l’aménagement du territoire…

À l’heure des fractures territoriales, des transitions écologiques et des crispations politiques, l’aménagement du territoire revient au cœur du débat public. Dans son dernier ouvrage, “En finir avec les idées fausses sur l’aménagement du territoire”, publié aux Éditions de l’Atelier, Martin Vanier, géographe et spécialiste des transformations territoriales, démonte les idées reçues et appelle à changer de regard sur la France des territoires, loin des slogans simplistes et des oppositions binaires.

Pourquoi l’aménagement du territoire redevient-il aujourd’hui un sujet aussi sensible dans le débat public ?

Pour de bonnes et de moins bonnes raisons. La bonne, c’est que nous n’en avons pas fini avec la France : nous devons collectivement nous demander comment l’aménager face aux défi s qui arrivent, en particulier environnementaux. On ne peut plus penser l’aménagement du XXIe siècle comme au XXe …Cela interroge profondément nos modes de vie : notre rapport à l’espace, à la mobilité, à l’alimentation, à l’énergie. Ce sont des questions éminemment sociétales. 

La mauvaise raison, c’est que le territoire devient également un support de peurs et de replis.

Quand le monde devient incertain, inquiétant, on se réfugie dans le “chez soi”, on désigne des responsables extérieurs.

Cette radicalisation nourrit une vision défensive du territoire, utilisée parfois à des fins politiques, qui détourne le débat de ses vrais enjeux.

Dans votre livre, vous critiquez les “préjugés” sur l’aménagement du territoire. De quoi parlez-vous exactement ?

Je parle de toutes ces idées qui paraissent évidentes, presque de bon sens, mais qui sont trop simples pour être honnêtes. L’opposition urbain- rural, par exemple…Ou encore l’idée selon laquelle il suffirait de redonner tout le pouvoir aux maires pour résoudre les problèmes. Ces approches évitent d’affronter la complexité réelle des situations. Les maires ne demandent pas tous les pouvoirs. Ils savent très bien que sans l’État, sans coopération intercommunale, ils ne peuvent pas agir efficacement. Ce qu’ils réclament, ce sont des moyens, la capacité à collaborer, à coordonner l’action publique. Le problème n’est pas le manque de bonne volonté, mais la difficulté à organiser collectivement cette coopération.

Vous remettez aussi en cause l’idée d’un aména- gement du territoire fondé sur le “rééquilibrage”. Pourquoi ?

Parce que l’aménagement du territoire tel qu’il a été conçu après-guerre n’a jamais réellement abouti à un équilibre.Les années 1950-1970 ont été une période de bouleversements massifs : industrialisation,urbanisation accélérée, remembrement agricole, développement des périphéries urbaines. C’était tout sauf équilibré ! On a habillé ces transformations d’un discours sur l’harmonie territoriale, alors même qu’elles ont créé des déséquilibres durables. En d’autres termes, il n’y a jamais eu de territoire parfaitement équilibré. Alors parler aujourd’hui de retour à l’équilibre n’a pas beaucoup de sens…

En revanche, on peut parler de justice territoriale, de compensation, de priorisation de certains territoires en difficulté, notamment dans le Nord et le nord-est du pays.

Vous affirmez que l’État n’a pas abandonné les territoires, contrairement à une idée largement répandue…

Dire que l’État a abandonné les territoires est intellectuellement faux. S’il y a un acteur qui a maintenu une présence là où l’activité privée se reti- rait, c’est bien l’État. Regardez les principaux employeurs des petites et moyennes villes : hôpitaux, collectivités locales, Éducation nationale. Ce sont des employeurs publics. Ce qui a profondément changé, c’est l’économie productive privée, mise en concurrence mondiale. Des bassins entiers – textile, sidérurgie, chantiers navals – ont été frappés de plein fouet.

Cette désindustrialisation a créé un sentiment de déclassement durable. Sans la redistribution publique, ces territoires seraient aujourd’hui dans une situation bien plus dramatique encore.

Vous proposez de dépasser la seule échelle communale pour penser l’action publique. Pourquoi ?

La commune reste un espace fondamental du lien démocratique, mais elle ne suffit plus à elle seule. Nos vies débordent largement de la commune : travail, loisirs, études, services. Il faut donc penser des espaces du “commun” plus larges, à l’échelle intercommunale, voire au-delà. Je parle de “bassins d’envie” plutôt que de bassins de vie ou d’emploi. Ce sont des espaces construits politiquement, par la volonté de communes de faire ensemble : un service de transport, une politique alimentaire, un équipement culturel. Ce ne sont pas des découpages technocratiques, mais des choix collectifs.

Que répondez-vous aux appels à la “frugalité heureuse” comme modèle de société ?

Cette notion a le mérite d’interroger notre rapport à l’abondance et à la consommation. Mais elle ne parle pas à tout le monde. Pour des populations en grande difficulté, la frugalité n’est pas un idéal, c’est une contrainte subie. Cela dit, on ne peut pas ignorer l’absurdité de notre modèle de surproduction et de surconsommation. Même les plus modestes vivent dans un système qui génère des quantités considérables de biens et de déchets. La question n’est donc pas de moraliser, mais de repenser collectivement nos modes de production et de consommation.

En conclusion, quel message principal souhaitez-vous faire passer ?

Nous devons apprendre à regarder la France et ses territoires avec d’autres lunettes. Nous avons tendance à nous raccrocher à d’anciens schémas… parce qu’ils nous rassurent ! Mais le monde a changé : géopolitiquement, numériquement, écologiquement. Très vite, très profondément. Changer de lunettes, ce n’est pas proposer une solution unique, mais accepter de poser autrement les problèmes : mobilité, alimentation, solidarité, emploi, vivre-ensemble. L’intelligence collective doit se remettre en mouvement. Sans cela, les idées fausses continueront d’alimenter les fractures plutôt que de les réparer. 

Propos recueillis par Danièle Licata

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Futurs Soutenables : un serious game de prospective territoriale

Adaptation / Inégalités / Aménagement

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Résumé : 

Studio Reset vous propose une immersion dans les scénarios de prospective où chaque décision impacte notre mode de vie et le monde de demain.

Comment anticiper l’incertitude et préparer votre territoire aux transformations écologiques ?

Le jeu développé par Hugo LAMBERT vous plonge dans quatre scénarios contrastés à horizon 2050 : sobriété choisie, transition technologique, effondrement partiel, recomposition territoriale.

Grâce à la méthode du design fiction, vous imaginerez des futurs possibles, évaluerez leurs impacts sur les politiques publiques et testerez des stratégies d’adaptation.

Cet exercice collectif et interactif vous permettra de sortir du cadre habituel, de stimuler la réflexion et de faire émerger des solutions concrètes.

🎲A vous de jouer

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La transition écologique, créatrice d’emplois dans les territoires ruraux

Résumé : 

À l’horizon 2030, la transition écologique pourrait créer près de 500 000 emplois supplémentaires en France. Cette nouvelle étude, conduite par le Réseau Action Climat en lien avec dix partenaires experts, décrit les bénéfices de cette création massive d’emplois pour les territoires ruraux, souvent perçus comme éloignés de la transition écologique et plus fragiles sur le plan économique. En effet, dans les territoires les plus fragiles sur le plan socioéconomique (dits “en revitalisation”), les créations d’emploi sont plus faibles et le recrutement y est plus difficile qu’en zone urbaine. 

Les territoires ruraux, grands gagnants de la transition écologique

Basée sur les calculs du cabinet Sémaphores, notre étude montre que plus de 100 000 emplois sont à créer dans le secteur privé d’ici 2030 dans les territoires ruraux, en appliquant les hypothèses fixées pour la planification écologique de la France. 

+90% des zones rurales en revitalisation seraient gagnantes en termes d’emploi, dans l’hypothèse d’un scénario de réindustrialisation verte volontariste.La réindustrialisation au service de la transition écologique permettrait de revitaliser les bassins industriels en perte de vitesse, souvent situés dans les territoires ruraux les plus fragiles.

La rénovation énergétique : bientôt premier pourvoyeur d’emplois écologiques dans les territoires ruraux ?

La rénovation des bâtiments est de loin le secteur le plus générateur d’emplois écologiques à horizon 2030 dans l’ensemble des territoires français. Notre analyse conduite en lien avec l’Institut négaWatt pour ce secteur montre qu’un objectif ambitieux de rénovation du bâti mobiliserait au global environ 200 000 emplois de la filière du bâtiment dans les intercommunalités rurales en 2030. Et ce chiffre monte à plus de 250 000 d’ici à 2050.

Une opportunité à saisir avant les élections municipales

À la veille des élections locales, des propositions pour l’action publique sont mises sur la table, pour valoriser les potentiels de développement local, associés aux emplois de la transition écologique en territoire rural. Il s’agit notamment de :

  • Se saisir de la planification écologique pour générer des impacts positifs et non délocalisables dans les territoires ruraux ;
  • Pousser partout l’ambition de transition : les politiques locales pour le climat sont alliées du développement local de l’emploi ;
  • Mobiliser le réseau local pour l’emploi et de la formation, pour répondre aux besoins de la transition écologique ;
  • Porter une attention et un soutien spécifique aux territoires potentiellement fragiles.

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